Comment préserver le capital physique dans les métiers des espaces verts et de l'agriculture ?
- jfhconseils
- 17 avr.
- 3 min de lecture
Bien dans son corps, bien dans sa tête : l'importance de la prévention dans les troubles musculo-squelettiques.
Le 5 mars 2026, lors du colloque EVA.expo Bretagne, le professeur d'EPS Marc Tesnier a présenté un sujet sur la prévention des troubles musculo-squelettiques (TMS) et la préservation du capital physique. L’approche proposée vise à passer de la réparation à la responsabilisation, avec un parcours en cinq étapes (comprendre, évaluer, apprendre, agir, suivre).
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Un enjeu de santé au travail remis au centre du jeu
La présentation plante d’emblée le décor : les troubles musculo‑squelettiques (TMS) ne sont pas un “petit mal du quotidien”, mais un sujet de fond qui touche à la fois la performance, la qualité de vie et la durabilité des parcours professionnels. L’objectif affiché est clair : passer d’une logique de réparation à une logique de préservation, en traitant le corps comme une ressource à protéger sur le long terme.

Des TMS aux conséquences très concrètes
Le fil conducteur insiste sur la chaîne d’effets : les TMS s’installent souvent par des douleurs, évoluent vers une gêne fonctionnelle, puis peuvent aboutir à une incapacité plus ou moins durable. Derrière ces termes, c’est la réalité du quotidien qui est visée : travail, gestes ordinaires, autonomie. Le message est simple : si l’on attend le point de rupture, il est déjà trop tard.

Une critique frontale de la prévention “à l’ancienne
La présentation bouscule les approches classiques : la prévention existe “depuis longtemps”, mais ses résultats sont jugés insuffisants. Elle dénonce un système qui favoriserait la dépendance au soin, l’assistanat et une forme de déresponsabilisation, avec un constat frappant : on connaît parfois mieux son téléphone que son propre corps. En filigrane, une idée revient : la prévention ne peut pas être un acte ponctuel, elle doit s’inscrire dans le temps et dans les habitudes.

Une référence au sport de haut niveau pour changer d’échelle
Pour crédibiliser ce changement de paradigme, la présentation s’appuie sur l’expérience du sport de haut niveau, où “ne pas avoir le choix” signifie s’entretenir, limiter les erreurs, se faire guider, et viser la durée. Le parallèle est assumé : les mêmes besoins fondamentaux (connaissances, force, souplesse, endurance) existent chez tous, y compris dans le monde professionnel. Le mot d’ordre, c'est : responsabiliser.

Une méthode structurée, pensée comme un parcours
La proposition se formalise en une méthodologie en cinq étapes : comprendre, se situer/évaluer, apprendre, agir, puis assurer un suivi. Le suivi est présenté comme indispensable, justement pour éviter l’effet “one shot” et installer des changements durables. L’ambition dépasse la simple sensibilisation : il s’agit de rendre chacun plus acteur de sa santé et de “faire évoluer les mentalités”.
L’école en première ligne, surtout dans l’enseignement agricole
Autre point fort : le rôle attribué aux formations, notamment via le plan d’actions santé‑sécurité au travail lancé en 2019. Les élèves sont décrits comme un public à fort enjeu, parce qu’ils deviendront les salariés, chefs d’équipe et décideurs de demain. La présentation élargit d’ailleurs le propos : au-delà du secteur agricole, tous les domaines sont concernés (BTP, services, tertiaire, santé). L’angle est stratégique : si l’éducation au corps est insuffisante, c’est là qu’il faut agir.

Des pistes d’application et une logique de reconnaissance
La fin ouvre sur des déclinaisons concrètes : exemple d’outil de prévention des lombalgies, adaptation dans certaines formations (comme paysagiste), signe d’une volonté de structurer, valoriser et diffuser les compétences acquises plutôt que de rester au stade du discours.

En plaçant la responsabilisation au cœur de la prévention des TMS, Marc Tesnier invite à intégrer des pratiques simples, régulières et suivies plutôt que des actions ponctuelles.
Le principal levier identifié reste la formation, dès l’école et tout au long de la vie professionnelle, pour installer durablement une culture du « prendre soin de son corps » au travail.
Article réalisé à l'aide de Microsoft Copilot.










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