top of page
Rechercher

Quelles sont les évolutions du certiphyto pour les paysagistes et les communes ?

  • jfhconseils
  • il y a 2 jours
  • 3 min de lecture

Certiphyto : des évolutions réglementaires qui transforment les pratiques des collectivités et des paysagistes


À l’heure où les exigences environnementales et sanitaires se renforcent, le dispositif Certiphyto connaît des évolutions majeures. Lors du colloque EVA.expo Bretagne 2026, Eric Pigeault, formateur-conférencier, a dressé un panorama clair et structurant des changements en cours et de leurs impacts concrets pour les collectivités territoriales et les entreprises paysagères.


Un cadre réglementaire de plus en plus structurant

Créé comme une obligation légale, le Certiphyto concerne toute personne utilisant, vendant ou conseillant des produits phytopharmaceutiques. Il vise avant tout à garantir la conformité réglementaire des pratiques professionnelles, en adéquation avec les exigences des autorités compétentes. Disposer du bon certificat, adapté à son rôle – opérateur, décideur ou conseiller – permet ainsi de sécuriser son activité et d’éviter les risques de non-conformité lors des contrôles.

Mais le Certiphyto ne se limite pas à une formalité administrative. Il constitue également un outil central de prévention des risques pour la santé humaine. La formation associée sensibilise aux bonnes pratiques d’application, au port des équipements de protection individuelle et à la prévention des expositions, contribuant à la protection des professionnels comme des usagers des espaces traités.



La loi Labbé et la stratégie Écophyto en toile de fond

Ces évolutions s’inscrivent dans un contexte réglementaire plus large, marqué notamment par la loi Labbé. Adoptée en 2014, celle-ci a progressivement interdit l’usage des produits phytosanitaires chimiques par les collectivités dans les espaces ouverts au public, une interdiction effective depuis le 1er janvier 2017 et renforcée par des arrêtés ultérieurs étendant le périmètre à de nombreux lieux de vie.


En parallèle, la stratégie nationale Écophyto 2030 fixe un objectif ambitieux : réduire de moitié l’usage et les risques liés aux produits phytosanitaires d’ici à 2030. Cette trajectoire repose sur le principe « pas d’interdiction sans solution », encourageant le développement de méthodes alternatives comme la gestion écologique, le biocontrôle ou des pratiques culturales innovantes.


Des conséquences concrètes pour les collectivités et les entreprises

Pour les collectivités, ces changements réglementaires impliquent une transformation profonde de la gestion des espaces publics. Le recours aux phytosanitaires chimiques étant désormais proscrit, les services techniques doivent adopter des méthodes alternatives telles que le désherbage mécanique, le paillage ou la gestion différenciée des espaces verts. Cette évolution entraîne également une adaptation des marchés publics et une montée en compétences des agents techniques.

Les entreprises paysagères, de leur côté, sont amenées à repenser l’organisation du travail et la répartition des responsabilités. La présentation a notamment mis en lumière la nécessité de mieux distinguer et sécuriser les rôles entre opérateurs et décideurs, afin de répondre aux nouvelles exigences réglementaires tout en limitant les risques juridiques.



De nouvelles compétences au cœur des métiers

Au-delà des contraintes, ces évolutions ouvrent la voie à une revalorisation des métiers. Les professionnels sont appelés à développer des compétences nouvelles, en particulier en matière de connaissance des sols, des écosystèmes et des équilibres naturels. Comprendre le fonctionnement du vivant devient un levier essentiel pour concevoir et entretenir des espaces durables, sans recours aux produits phytopharmaceutiques classiques.


Être titulaire du Certiphyto permet ainsi d’afficher une responsabilité environnementale accrue et de renforcer sa crédibilité professionnelle. Dans un contexte où les attentes des citoyens, des collectivités et des partenaires sont de plus en plus fortes, il s’impose comme un véritable gage de sérieux et de confiance pour la pérennité des activités.


Article réalisé en partie à l'aide de Microsoft Copilot.


 
 
 

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
bottom of page